A    L I R E

Vu sur Chasse Actu le 19 janvier 2026.

 

 Un renard mange 6 000 rongeurs par an : le chiffre circule partout, repris par les associations comme un fait établi. Mais derrière cette affirmation spectaculaire se cache une extrapolation militante, biologiquement intenable et scientifiquement malhonnête. Décryptage.

Imaginez un renard, tapi dans les hautes herbes d’un champ bourguignon. Il guette. Un campagnol traverse le sentier. Bond, capture, trois bouchées. Vingt grammes de viande avalés en quelques secondes. Pour atteindre les fameux 6 000 rongeurs que les pétitions lui attribuent généreusement, notre chasseur devra répéter l’opération seize fois dans la journée. Tous les jours. Pendant un an. Sans jamais croquer une pomme tombée au sol, sans jamais goûter aux vers de terre après la pluie, sans jamais charogner ce lapin écrasé sur la départementale.

La naissance d’un mythe comptable

Le chiffre est partout. Dans les tribunes, sur les réseaux sociaux, dans les courriers adressés aux préfectures. « Un renard mange 6 000 rongeurs par an ». Parfois 10 000, quand l’auteur est particulièrement enthousiaste. Il faut dire que le nombre claque. Il transforme le renard en fonctionnaire bénévole du ministère de l’Écologie.

Sauf que personne n’a jamais suivi un renard avec un carnet et un stylo pendant 365 jours en comptant ses prises. Ce chiffre n’est pas le fruit d’observations patientes dans la rosée de l’aube. C’est une projection théorique, bâtie sur un scénario idéal : un renard hyperactif, vivant dans un paradis à mulots, ne mangeant QUE des rongeurs, attrapant sa ration quotidienne sans jamais faillir. Bref, un renard qui n’existe nulle part ailleurs que dans une feuille Excel.

Ce que dit vraiment son estomac

Reprenons depuis le début. Un renard adulte pèse entre six et neuf kilos. Pas un mastodonte, plutôt un petit chien. Ses besoins énergétiques ? Entre 400 et 600 kilocalories par jour, selon qu’il arpente les bois en hiver ou se prélasse au soleil d’été. Cela représente environ 300 à 500 grammes de nourriture quotidienne. Sur l’année, on arrive à 110-180 kilos ingérés.

Maintenant, faisons le calcul avec notre mulot standard de 25 grammes. Si le renard ne mangeait QUE ça – hypothèse déjà absurde –, on atteindrait un plafond théorique de 7 200 rongeurs. Mais ce calcul suppose que notre chasseur soit d’une efficacité chirurgicale : pas de proie abandonnée, pas de restes, pas de stock oublié dans un terrier, pas de jeune mulot de 8 grammes compté comme un adulte de 30.

Mais surtout, ce calcul oublie l’essentiel : le renard n’est pas un robot programmé pour la dératisation.

 

 

Portrait d’un opportuniste

Suivez un renard pendant une semaine, une vraie semaine, et vous verrez un animal qui improvise. Lundi matin : trois campagnols au petit-déjeuner. Lundi après-midi : une nichée d’œufs de faisan déterrée au hasard. Mardi : les cerises du verger sont mûres, il s’en gave. Mercredi : un cadavre de chevreuil à se mettre sous la dent. Jeudi : sauterelles au menu, des dizaines, croquantes et protéinées. Vendredi soir : jackpot, les poubelles du camping sont mal fermées.

Le renard mange ce qu’il trouve. C’est sa force, son talent, sa stratégie de survie. Micromammifères, oui, mais aussi insectes par centaines, fruits selon les saisons, oiseaux quand l’occasion se présente, amphibiens au printemps, charognes quand elles traînent, déchets humains en zone périurbaine. Certains renards parisiens ne voient pratiquement jamais un mulot de leur vie et s’en portent très bien.

Réduire cet animal à un compteur à rongeurs, c’est comme décrire un humain en disant qu’il mange 12 000 grains de riz par an. Techniquement possible, profondément réducteur.

Pourquoi ce chiffre ne meurt jamais

Alors pourquoi persiste t-il, ce fameux 6 000 ? Parce qu’il remplit un rôle. Non pas scientifique mais rhétorique.

Il transforme la question « Faut-il protéger le renard ? » en « Pouvez-vous vous passer d’un employé aussi efficace ? ». Il déplace le débat du terrain de l’écologie vers celui de l’utilité économique. Le renard devient « utile ». Il « rend service ». Il mérite donc, par gratitude, notre clémence.

C’est une stratégie compréhensible. Touchante, même. Mais trompeuse.

Une espèce n’a pas besoin de justifier son existence par des services rendus. Le renard roux est une espèce commune, en expansion démographique, remarquablement adaptable. Sa régulation ne dépend pas du nombre de campagnols qu’il croque, mais de la gestion des écosystèmes, des conflits avec l’élevage, des dynamiques de population.

Derrière la propagande, la réalité

Le chiffre des 6 000 rongeurs correspond à un maximum théorique, dans les faits jamais atteint, et dans des conditions exceptionnelles. Le présenter comme une moyenne universelle, c’est de l’enfumage public.

Et pendant ce temps, le vrai renard, celui qui existe vraiment, continue sa ronde nocturne dans les campagnes. Il attrape deux musaraignes, grignote des mûres, renverse une poubelle, rate un lièvre, réussit sur un campagnol, se repose sous une haie. Il ne compte pas ses prises. Il ne remplit pas de statistiques. Il vit, simplement, en prédateur généraliste qui s’adapte à tout.

 

Il n’a pas besoin d’être transformé en comptable zélé pour mériter le respect. La science n’a rien à gagner à ces slogans numériques, et l’écologie encore moins. Derrière le chiffre idiot, il n’y a pas une vérité cachée. Juste une bonne histoire qu’on se raconte, encore et encore, parce qu’elle est plus facile à partager qu’une analyse nuancée de la dynamique des populations de carnivores en milieu anthropisé.

Journée Grand Gibier pour les piégeurs varois.

Les adhérents de l’Association des Piégeurs Agréés du Var se sont regroupés dès potron-minet, le 3 octobre, pour leur journée Grand Gibier aux Arcs sur Argens.

Après avoir évoquée ensemble l’impérieuse nécessité de fournir des fiches de dégâts correctement remplies et en nombre suffisant, pour conserver le classement des espèces ESOD existantes dans le département (Renard, fouine et partiellement corneille), il était temps de rejoindre le rendez-vous de chasse.

Accueillis par le président de la société, chef de battue et aussi administrateur APAV, Alain CHARABOT, s’en suivirent les formalités habituelles : renseignements et signature du carnet, lecture détaillée des mesures de sécurité, consignes de tir et placement des tireurs, encadrés par les chasseurs locaux très connaisseurs de leur territoire.

A l’issue de cette matinée de chasse où, chiens et traqueurs, firent courir une dizaine de bêtes, deux prises furent réalisées et péniblement sorties du bois.

C’était alors l’heure de prendre l’apéritif en commun préparé par l’association et d’échanger sur les différentes problématiques en matière de chasse et de piégeage, avec son lot d’attaques incessantes relayées par les médias souvent défavorables à notre passion et son mode de vie associé.

Dans la foulée, un succulent repas préparé par Evelyne et Christian, régala tous les présents, qui au fil de l’après–midi quittèrent cette journée avec la venaison qui leur avait été réservée.

Après les remerciements mérités au maître des lieux, pour nous avoir reçus avec son équipe, de si belle manière, cette rencontre arrivait à son terme.

Chacun repartant avec le souvenir de ce bon moment et en attente d’une nouvelle journée de cohésion pour se mieux connaître et resserrer les liens entre piégeurs dans la convivialité et la bonne entente.

Les mots de la fin furent prononcés par le président fédéral Laurent FAUDON et le président d’honneur Marc MEISSEL, pour souligner la qualité de l’accueil et dire la nécessité de ces journées qui participent à la bonne entente de notre monde cynégétique.

 Le compte rendu de l'assemblée générale du 22 avril 2025 est disponible en page assemblées.

A cet occasion la médaille de l'APAV a été remise à Pascal GAUTHIER en remerciement pour tout le travail effectué comme secrétaire parfois aussi comme trésorier, et la création de ce site internet.

merci à lui et bravo.

C’est avec beaucoup de plaisir que des adhérents de l’Association des Piégeurs Agréés du Var se sont retrouvés, le 8 novembre, pour une journée de cohésion qui a été réalisée en plusieurs temps.

Après s’être regroupés de bon matin, les participants, venus des quatre coins du département, ont pris la route vers le Domaine de la Martinette à Lorgues où ils étaient attendus par un café préparé, comme à l’accoutumée, par leur hôte Francky MENET sur qui reposait l’organisation de la battue qui s’en est suivie.

Après deux traques, trois « sus scrofa » et un goupil ont été prélevés par les tireurs prouvant ainsi que les piégeurs ne se contentaient pas, en matière cynégétique, de la simple utilisation de leurs pièges.

Ce fut l’occasion de réaliser une photo de groupe devant le tableau du jour finalisé par Hubert.

Dans la foulée et le dépeçage réalisé dans les règles de l’art, c’était au tour d’un copieux apéritif déjeunatoire préparé par l’association de rassembler tout le monde autour des tables dressées à l’extérieur par un temps clément.

L’ambiance fort conviviale, habituelle du groupe, permit de nombreux échanges, rencontres et même des retrouvailles de plus de…quelques décennies.

Après les remerciements mérités aux traqueurs (Francky, Gérald et Michel), à leurs chiens de qualité et à l’encadrement sécuritaire sans faille de l’organisateur, ce moment arrivait à son terme.

Chacun des participants reprenait le chemin du retour emportant un bout de venaison et de biens beaux souvenirs de cette journée servie par une organisation tirée au cordeau pour la chasse et la logistique.

Cette manifestation marquait la fin des festivités pour l’anniversaire des 20 ans de l’A.P.A.V.

Elle était honorée par la présence du président fédéral Laurent FAUDON qui ne manqua pas l’occasion de féliciter le maître des lieux pour son accueil et l’APAV pour son invitation à la journée.

Il semblerait qu’une pérennisation de cette initiative soit réclamée par les adhérents.

L’A.P.A.V. fête ses 20 ans et honore ses créateurs

 

Une Assemblée générale un peu particulière pour les piégeurs du Var en ce samedi 13 avril 2024.

Outre le déroulé de l’ordre du jour habituel, à l’invitation du président en exercice, le Président fondateur de l’APAV Edouard CHALVET a honoré de sa présence cette réunion. A cette occasion lui fut remis la médaille d’honneur des piégeurs. Il n’était d’ailleurs pas le seul récipiendaire de cette récompense puisque l’association compte encore, après cette double décennie d’existence, trois adhérents du premier jour en les personnes de Jo BARBAROUX un peu moins jeune mais toujours très actif, Gilles VERRET longtemps président de l’APAV et Christian ZEMA toujours fidèle à notre association. Ces trois autres membres historiques ont naturellement été honoré de la même distinction après des remerciements chaleureux soulignant les efforts de chacun sur la durée de leur engagement et leur fidélité durable à leur association.

Cet anniversaire a été l’occasion aussi de gratifier tous les participants d’un couteau de poche gravé en l’honneur des « 20 ans des PIEGEURS DU VAR ».

Compte rendu moral approuvé, quitus au trésorier, effectif en progression, présentation par notre vétérinaire des maladies touchant les ESOD et pouvant se transmettre à l’homme, échanges fournis avec les adhérents, l’ensemble des sujets ont apparemment intéressés les participants qui ont été particulièrement attentifs à l’ensemble des propos tenus.

A midi et à l’issue de cette séance de travail, tous les présents se sont retrouvés autour d’un apéritif déjeunatoire où comme à l’accoutumée les liens entre nouveaux et anciens membres ont été tissés. Les anecdotes et autres échanges très techniques autour du piégeage ont enrichi cette journée conviviale et riche en émotion. Il ne restait plus pour l’après-midi qu’à profiter d’une séance de cinétir accordée par le président fédéral et dispensée par les moniteurs fédéraux qui ont profité de l’occasion pour rappeler les règles de sécurité à observer avec les armes et tester l’adresse des participants, le tout réalisé dans la bonne ambiance générale.

 

A l’issue de cette journée bien remplie les piégeurs se sont donnés rendez-vous pour la prochaine journée de cohésion qui aura lieu à l’automne prochain.

2023 -Fin d’année conviviale pour les piégeurs.

 

L’Association des Piégeurs Agréés du Var s’est joint à la journée petit gibier organisée de main de maître par Francky MENET, le 30 décembre au Domaine de la Martinette à Lorgues.

A l’issue de cette belle matinée de chasse, avec présentation du tableau, l’ensemble des participants s’est retrouvé autour du buffet pour un apéritif déjeunatoire convivial où les échanges nourris ont contribué à une meilleure connaissance de l’activité et des différentes pratiques de piégeage.

La complémentarité chasse/piégeage s’est avérée être évidente et les propos consensuels ont confirmé le bien-fondé de cette journée de cohésion pour les sociétaires.

D’une voix unanime, le renouvellement de ce type de rencontre a été souhaité afin de sortir le piégeur de son isolement habituel et de pouvoir communiquer sur leurs actions au service du public qui sont de plus en plus réclamées notamment en zones urbaines et périurbaines.

  

Claude GAÏERO

Le nouveau décret ministériel triennal fixant les espèces piégeables dans les départements a été signé le 3 août 2023 et paru au JO le 4 mettant ainsi fin au vide juridique que nous subissions depuis le 1er juillet.

Pour information la pie bavarde a été supprimée ! Il reste donc pour notre Département du Var :

Le renard : ensemble du département, il ne peut être détruit qu'à tir ou par piégeage
La corneille pour les communes de : Bras, Rians, Artigues, Ginasservis, Saint-Julien, La Verdière, Roquebrune-sur-Argens, Vinon-Sur-Verdon.
La fouine : ensemble du département

Voir le décret complet dans Arrêtés